Comment le vécu et l'experience de mon accouchement va m'impacter psychologiquement dans mon rôle de parent?
« On ne nait pas parent on le devient »
Il existe de nombreuses réactions partagées concernant l’allaitement de longue durée, suscitant une vive polémique entre ceux qui pensent que l’allaitement devrait s’arrêter à 6 mois, et ceux qui estiment qu’il faudrait laisser l’enfant décider quand il souhaite arrêter. Dans cet article, nous allons explorer le sujet de la manière la plus objective possible, en nous appuyant sur les bases des neurosciences, les besoins fondamentaux de l’enfant, ainsi que les sciences de la biochimie, de la physiologie et de l’anatomie, afin que les mamans puissent faire un choix éclairé, sans culpabilité.
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Le choix de votre soignant peut faire toute la différence entre un accouchement bien vécu… ou très mal vécu. Chaque parole qu’elle prononcera influencera vos décisions et le déroulement de votre accouchement, y compris le lieu que vous choisirez.
Bien que son rôle soit de vous rassurer sur le bon déroulement de l’accouchement pour votre bébé, cela ne signifie pas forcément que tout se passera bien pour vous… ni pour votre conjoint !
L’objectif de cet article est de vous donner toutes les clés pour mettre toutes les chances de votre côté, afin que vous puissiez vivre la meilleure expérience d’accouchement possible en plus d’avoir un bébé en bonne santé en toute sécurité, quel que soit le lieu où vous choisissez d’accoucher.
Voici quelques éléments clés à observer :
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Un(e) soignant(e) bienveillant(e) utilise un langage positif, motivant et empathique, sans nier vos peurs ou vos craintes. Entendre ce type de phrases vous fera beaucoup de bien et vous apportera de la sérénité:
« Vous êtes capable »
« Votre corps est fait pour accoucher »
« Je comprends votre parcours et je ferai de mon mieux pour vous accompagner »
Ce type de discours est essentiel : il influence directement votre état mental le jour J. Plus vous recevez des mots positifs et affirmatifs, plus vous avez de chances de vous faire confiance, de vous sentir forte et résiliente, et d’aller jusqu’au bout de votre projet.
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La sage-femme doit s’appuyer sur des pratiques basées sur des données scientifiques fiables (evidence-based practice). Elle ne doit pas vous imposer des gestes médicaux datés, ou non nécessaires.
Méfiez-vous de certaines phrases que j’ai souvent entendues dans les récits d’une centaines de femmes (en France et à l’étranger) au cours de ces 10 dernières années :
« Il faudra que vous soyez allongée pour que je puisse vous examiner… »
« C’est dangereux d’accoucher à domicile… »
« Vous n’y arriverez pas sans péridurale… »
« Votre bassin est trop petit…»
« Vous ne pouvez pas manger ni boire… »
« Si votre bébé ne vient pas à terme, on déclenchera... »
« Un projet de naissance ? Ça ne rentre pas dans nos protocoles ici. »
« Un bébé en présentation siège veut systématiquement dire une césarienne
Ces phrases ne sont pas des vérités médicales, ce sont souvent des stratégies pour faire peur. En tant que scientifique formée en physiologie, biologie et biochimie humaine, je vous assure qu’il circule encore énormément de fausses informations.
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Renseignez-vous. Multipliez les sources fiables. Écoutez votre ressenti intérieur. Vous êtes la mieux placée pour savoir ce qui vous convient.
C’est votre corps, votre bébé, votre accouchement. À la fin, vous seule vivrez les conséquences de vos choix, pas votre soignant, ni même votre partenaire. Il n’existe aucune vérité absolue en matière d’accouchement : chaque femme, chaque grossesse, chaque bébé est unique.
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Être enceinte ne signifie pas que votre corps appartient au personnel médical. Vous avez le droit de dire non à tout moment, à tout acte, à toute parole intrusive.
Ne culpabilisez pas de vous affirmer. Le respect vers les soignants se mérite, il ne se donne pas. Faites-vous confiance.H2
Un bon soignant inclura pleinement votre partenaire, en vous considérant comme une équipe. Il saura aussi lui donner une place pendant l’accouchement, surtout quand vous aurez besoin de vous concentrer sur vos contractions.
Le partenaire peut devenir votre porte-parole, prêt à refuser une intervention non consentie, selon les décisions prises ensemble en amont.H2
Votre sage-femme ou soignant doit respecter votre projet d’allaitement. Cela implique notamment de vous laisser votre bébé en peau à peau immédiatement après la naissance, pendant au moins 1 à 3 heures, sans aucune intervention non urgente — y compris la visite du pédiatre, qui peut attendre si tout va bien.
Ce moment de calme est essentiel. Il favorise la sécrétion naturelle des hormones d’ocytocine et de prolactine, qui déclenchent la montée de lait et permettent une première tétée sereine.
C’est à ce moment-là que le nourrisson reçoit le colostrum, le tout premier lait, véritable concentré de bienfaits.Le colostrum contient :
des protéines de haute qualité,
des lipides essentiels,
des minéraux parfaitement dosés,
des anticorps de classe A, indispensables pour renforcer les parois intestinales du nourrisson et le protéger contre virus et bactéries,
un microbiome bénéfique transmis via la peau du sein, qui participe à la colonisation intestinale du bébé.
Ce lait précieux répond parfaitement aux besoins du nouveau-né dans ses toutes premières heures de vie et joue un rôle fondamental dans la prise de poids et le bon démarrage de l’allaitement.
Au-delà de l’aspect biologique, ce contact prolongé répond aussi à un besoin affectif profond. Le bébé a vécu neuf mois dans le confort du ventre maternel. À sa naissance, la mère ressent un vide physique et émotionnel. Avoir son bébé contre elle l’aide à créer le lien, à le découvrir enfin après l’avoir tant imaginé, et à amorcer une relation d’attachement sécurisante et sereine.
Ces premières heures sont précieuses et doivent être préservées autant que possible, tant que l’état du bébé le permet.
En conclusion
Pour aller plus loin…
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